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Rami.B

8 janvier 2020 ,

Avec leur premier album Added Sugar, Rami.B(izzle), Dumix et Tony $tone, les trois producteurs de Planet Giza, sont en train de se faire une place dans le monde de la musique. Déjà reconnus en tant que DJs et beatmakers pour leur son groovy, néo-soul et hip-hop, ils ont maintenant l’intention de conquérir la planète terre grâce à leurs compositions. Mais avant le départ vers la Planet Giza, c’est à Laval que tout a commencé. 

Les débuts à Laval

« Dans le fond, je jouais au basket pour la Ville de Laval avec Tony en 2009 », raconte Rami. C’est comme ça que les deux Lavallois se sont rencontrés, avant même de commencer à faire des beats. Rami a appris à faire du sampling en regardant des vidéos YouTube lorsqu’il avait 11 ans, puis a enseigné quelques techniques à Tony $tone.

La rencontre s’est ensuite faite entre Tony et Dumix qui ont fondé un duo de musique auquel s’est joint Rami pour créer Planet Giza. Dans leur musique comme dans leurs vies, le rap, la soul et le funk ont toujours été présents. « J’ai grandi en écoutant ça parce que mon grand frère écoutait ça, et c’est la même chose pour Dumix et Tony », explique Rami.« Avant j’écoutais ce genre de musique et je ne comprenais pas comment c’était fait. J’aimais juste ça, tout simplement. Et quand j’ai commencé à faire du beat c’est comme ça que j’ai commencé à comprendre, et j’ai encore plus aimé ça! »— Rami

Du nuage vers la gloire

Depuis 2013, cet amour de la musique se traduit par des projets presque entièrement basés sur le concept du sampling. C’est en puisant dans des extraits musicaux issus de vieilles chansons que les beatmakers ont créé la majorité des morceaux de leurs premiers EPs.

Ces quatre EPs leur ont d’ailleurs permis de se faire connaître sur Soundcloud. À leurs débuts, « (…) Soundcloud était la plateforme la plus accessible pour sortir de la musique et on arrivait dans un moment où il y avait beaucoup d’artistes qui émergeaient de la plateforme comme Kaytranada », explique-t-il. C’est d’ailleurs grâce à Soundcloud que le lien s’est créé avec le DJ et producteur montréalais, qui a ensuite collaboré avec Planet Giza sur la chanson Timeless // 3 Stacks.  

Le sampling : un frein à la célébrité 

D’un autre côté, leur pratique de l’échantillonnage musical leur a fermé des portes, dont celles des plus grandes plateformes musicales comme Apple music et Spotify.  « Quand on a sorti Détour en 2017, on voulait vraiment le mettre sur les plateformes, mais notre gérant nous a dit que ce n’était pas une bonne idée parce qu’on pourrait avoir des problèmes », explique le jeune beatmaker

Si Planet Giza a uniquement utilisé des plateformes de diffusion gratuites pour ses premiers projets (comme Soundcloud), c’est que l’échantillonnage est soumis à de strictes réglementations entourant le droit d’auteur. Il est nécessaire de libérer les droits de chacun des extraits musicaux qui se retrouvent dans une nouvelle chanson afin de pouvoir la monétiser, c’est-à-dire percevoir une compensation financière en lien avec le nombre d’écoutes. Sans quoi, l’artiste pourrait faire face à des poursuites. Pour un groupe émergent, cette procédure légale peut être coûteuse et laborieuse. « De toutes les chansons qu’on a sur Spotify en ce moment il y en a une seule qui a un sample et je ne veux pas dire laquelle », nous confie Rami, mystérieux. 

Composer pour se faire un nom

Bien que cette situation ait créé une relative frustration au sein du groupe, elle a surtout été une source de motivation. « Ça nous a forcé à composer de la musique », souligne Rami. Pour ce faire, les trois gars se sont de nouveau tournés vers des tutoriels Youtube, en se basant également sur leur connaissance de la composition, pour créer les neuf morceaux de l’album Added sugar

Même si le groupe est passé de l’échantillonnage à la composition, leur processus créatif est resté similaire. Tony $tone ayant quitté Laval pour Gatineau et Dumix vivant à Montréal, les 3 beatmakers se retrouvent sur le web pour travailler leurs morceaux. « On a une conversation de groupe sur Facebook et c’est vraiment là qu’on s’envoie ce qu’on fait », explique Rami. Leur façon de composer est très organique : « on n’a pas de rôle défini, chacun peut tout faire dans une chanson. »

Du solide à venir

Sur leurs plus récents projets, Planet Giza a misé sur des paroles chantées et rappées par Tony $tone, chose qui se faisait plus rare auparavant. Pour les prochaines sorties musicales du groupe, Rami promet de « Tone it down avec les lovey dovey shit », comprendre : y aller mollo sur les textes sentimentaux, mais de garder, bien sûr, leur signature groovy.

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